Mes parents préfèrent mon frère ou ma soeur

Publié le par Dico des Filles

Qu’est-ce qui te fait penser ça ? Tu trouves qu’on ne vous accorde pas la même attention ? Tu te sens délaissée ? C’est vrai, c’est dur d’avoir l’impression d’être rejetée. Mais es-tu sûre de ne pas exagérer la situation ? Tu ne retiens peut-être que tes punitions, et tu publies un peu vite celles de ton frère ou de ta sœur…

Il est possible que ton frère traverse une période difficile en ce moment. Alors, tes parents imaginent qu’il a plus besoin d’eux que toi. Essaie de leur parler. Réserve-toi des moments seule avec ton père et ta mère, autour d’une activité que vous aimez bien faire ensemble.  pizap-copie-1.jpg

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J
Je comprends cette situation, je la vis au quotidien. Nous sommes 4 filles, je suis la deuxième. Mais ma mère ne vit que pour la troisième, à qui elle cède tout. Par exemple, je suis surdouée (138<br /> de Q.I) et ai toujours été première de la classe, mais ce n'était jamais suffisant. Si j'avais 19, on me disputait car j'aurais pu avoir 20. Ma petite soeur avait 12, on disait qu'elle était la<br /> plus intelligente. On lui répète sans cesse à quel point elle est belle et mince, alors que tant de fois ma mère m'a dit que je devais perdre du poids. Ma soeur a eu droit à tout : se maquiller en<br /> 5ème (alors que j'ai dû attendre d'aller au lycée), les activités (elle a fait chant, théatre, gym et j'en passe alors que je n'ai jamais rien fait). On l'embrasse constamment, on lui répète<br /> combien on l'aime. Alors que moi, j'attends depuis près de 4 ans un simple bisou de ma mère. La situation s'est aggravée depuis mon entrée en première. Suite à une dépression dont seule<br /> l'infirmière du lycée est au courant, je décroche en cours. Je sèche, arrive toujours en retard, ne fais plus mes devoirs. J'arrive à peine à 12 de moyenne. Ce n'est pas catastrophique en temps<br /> normal. Mais pour une élève comme moi c'est un échec. Ma mère s'éloigne encore plus de moi depuis ce moment là.<br /> Je n'ai pas eu d'enfance : trop mature pour jouer à la poupée, je préférais lire et n'ai jamais eu d'amis. Toujours dans mon coin, trop timide. Ma mère ne l'a pas supporté. Elle me dit : ragarde ta<br /> petite soeur, elle elle a des amis et elle sympa, elle donne envie d'être connue, elle. Et puis comme mes parents travaillent, c'est moi qui fait les devoirs de mes petites soeurs, leur fait à<br /> manger, les couche. A 12 ans je le faisais déjà. C'est un rôle d'adulte, pas le mien. Ce qui fait que je suis vite devenue adulte. Et à 16 ans, je n'ai pas d'amis, pas le droit de sortir, pas le<br /> droit d'avoir un copain, n'ai jamais été à une fête... n'ai pas eu d'adolescence. Ma petite soeur, encore une fois, a tout ce qu'elle désire. Et chez moi personne ne me parle plus. Ni mes soeurs (à<br /> part quand je dois faire leurs devoirs), ni mes parents. Alors je suis passée de le gentille petite fille modèle à une adulte coincée dans un corps d'ado qui se rebelle, crie, est agressive, baisse<br /> les bras, ne fout rien. Cette différence me gâche la vie à seulement 16 ans, et ruine mon potentiel scolaire. Paradoxalement, cela m'a fait devenir aussi adulte. Une adulte que bien sûr personne<br /> n'écoute, car à 16 ans on est qu'une gamine. Alors je me braque de plus en plus. C'est un cercle vicieux qui fait que mes parents m'aiment de moins en moins. Et le pire, c'est que je vaux tellement<br /> plus que ma soeur, je lui suis tellement supérieure. Et ils ne veulent pas voir ce qu'elle devient, ils ne veulent pas voir qu'elle me frappe, m'insulte, qu'elle change. C'est dur. Les cicatrices<br /> de mes poignets en témoignent. Est-ce parce que mon vrai père a abandonné ma mère lorsqu'elle était enceinte de moi qu'elle ne m'aime pas ? Est-ce parce que pour ma petite soeur elle a eu une<br /> grossesse épanouie qu'elle lui passe tous ses caprices, rejetant systématiquement la faute sur moi ? Peut-être. Néanmoins, je me fais une promesse : mes enfants à moi, seront élevés bien mieux que<br /> je ne l'ai été.
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